C'est un roman que l'on vient de me prêter, prix Goncourt de 1907.
Tout ce qui touche à la Lorraine, m'intéresse, aussi me suis-je emprssée de commencer à le lire.
Saviez-vous qu'on pouvait utiliser les écailles des poissons pour en faire des perles ?? et bien moi, non. Je l'ai découvert en lisant ce livre.
J'aimerai bien en savoir plus...
Nous sommes en novembre... Dominique et son fils Pierre se remirent en marche. Tout un attirail de pêche dansait dans leurs hottes. Ils arrivèrent au bord de la
Moselle. La rivière coulait, rapide et glacée, sous des branches de saules garnies de "chétives, brins de joncs et de roseaux secs, amenés par les crues récentes, que le vent agitait avec un long
froissement triste. Une barque était amarrée à la berge, une vieille barque dont le fond était obstrué de gravats et d'herbes folles.
Les deux hommes y montèrent. Elle partit lentement, puis s'anima peu à peu. Les berges fuyaient de chaque côté d'un mouvement monotone. Puis la rivière s'élargit,
devint un lac d'eau jaunâtre. Les deux hommes se mirent à pêcher.
Assis sur la planche à l'arrière, le vieux Dominique faisait dércire à sa barque des courbes lentes. Puis il jetait dans l'eau des poignées de son et de
chènevis. De grandes traînées blanches filaient à la surface ; les coques légères des grains de chènevis se dispersaient en une poussière grise. Bientôt des ablettes attirées, montant des
profondeurs, trouaient la nappe de leur frétillement léger.....
Pierre, debout à l'avant, plongeait dans la rivière le large filet, tendu sur deux bâtons en croix, qu'on appelle un échiquier. Puis il le relevait d'un
vigoureux tour de reins...
Les ablettes s'entassaient dans un coin, les ventres blancs.
Un rude métier cette pêche. Rentrés au logis, les deux hommes raclaient les poissons, mettant de côté les écailles qui luisaient comme des piècettes d'argent. Ils
en remplissaient une grande boite de fer-blanc, qu'ils allaient tous les quinze jours expédier à la poste de la ville. Ils savaient vaguement qu'on envoyait la chose à Paris pour fabriquer des
perles fausses.
Par Ninette
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Dimanche 15 novembre 2009
Par Ninette
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Dimanche 15 novembre 2009
Ah ! oublions qu'il va pleuvoir !
Le bonheur jOue cartes sur table.
Elle se moque bien, la pluie,
Des toits sur lesquels elle chante !
Peu importe ce qu'elle dit :
Rengaine n'est jamais méchante.
D'ailleurs, les escargots diront
Que, lorsque cinglent les averses,
Il faut sortir de sa maison
Et se promener dans les herbes.
Reste à prouver qu'ils ont raison.
Maurice CARÊME
Par Ninette
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Décidemment j'en reviens toujours à Maurice CARÊME.
Trois petits moutons sont allés
Se promener dans la clarté ;
Sont allés avec des couronnes,
A la rencontre de l'automne.
L'ont rencontré comme il sortait
Avec le vent de la forêt.
Et l'automne leur a donné
Un étrange petit panier,
Puis, souriant, s'en est allé
Avec le vent dans la clarté.
Mon Dieu ! qui nous dira jamais
Ce que ce panier contenait
Pour qu'à la lisière mouillée,
tous trois se soient agenouillés,
Tandis que des cloches lointaines
Tintaient doucement sous les chênes...
Maurice CARÊME
Par Ninette
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