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Mon plus lointain ancêtre passementier et rubanier est Antoine MAUGLON fils de Martin(né vers 1603), et Jeanne RIOCREUX.
Claude BOSSU, tissotier est né vers 1638, il est dit laboureur à la Griotery, hameau de Saint-Jean-Bonnefonds, où il décède le 24.02.1707. Son épouse Estiennette de JANON est inhumée dans l’église de Saint-Jean-Bonnefonds. le 03.04.1671, ils auront au moins deux enfants dont Antoinette qui épouse Jean MARCONNET.
Un autre de mes ancêtres Jean VINCENT à son mariage en 1669 avec Jeanne BRUNET est dit tissotier à Terrenoire, on le voit aussi en tant que rubanier, leur fille Gasparde deviendra la belle-fille de Jean MARCONNET en épousant son fils Michel.
Marie MARCONNET fille de Michel et Gasparde VINCENT épousera Jean ROUSSIER le 27.10.1761 toujours à Saint-Jean Bonnefonds, lui aussi est rubanier.
Marie Claudine MARCONNET fille de Jean et Claudine GOUJON et petite fille de Michel MARCONNET et Gasparde VINCENT, est dite rubanière, elle épouse Simon ROUSSIER fils de Jean et marie MARCONNET.
Chez les ROUSSIER on est aussi rubanier de père en fils
Simon ROUSSIER né en 1773 à saint Jean est fils de Jean et Marie MARCONNET est petit fils de Louis, rubanier et de Laurence, MAUGLON,
Laurence MAUGLON est fille d’Antoine, rubanier et Marguerite FLACHAT qui se sont mariés à Saint-Jean-Bonnefonds en 1684
Marguerite FLACHAT est fille de Jean (né vers 1627), laboureur et rubanier et Benoite BERTAIL .
Jeanne ROUSSIER fille de Simon épousera Marie FOURNEL en 1821 à Saint-jean-Bonnefonds, ils auront au moins une fille Marie Anne, qui se mariera en 1857 avec Laurent
SALOMON, savoyard venu de Valmeinier. Saint-jean-Bonnefonds verra la naissance de leur premier fils Jean Baptiste, ils repartiront sur Valmeinier, puis ils iront vivre en Lorraine après avoir
fait un séjour à Vandières en Champagne chez Jean François SALOMON, frère de Laurent.
Une épingle surmontée d’une navette plate, un couteau à couper le velours, des pinces pour tirer les dents du peigne, des ciseaux, une passette et une aiguille, tels étaient les outils des ouvriers den soie et tissutiers rubaniers. (Nos Ancêtres- Vie & Métiers n°4 décembre 2003)
D’après Adolphe Laurent JOANNE en 1865 dans son Itinéraire général de la France de Paris à la Méditerranée, la fabrication des rubans, aurait été introduite à Saint-Etienne dès le Xe siècle et aurait été durant longtemps inferieure à la fabrication de Saint-Chamond. Jusqu’à la fin du XVIIe siècle,il y avait peu de métiers à Saint-Etienne, ils étaient répandus dans les campagnes
On appelait autrefois les rubaniers ouvriers de la petite navette, afin de les distinguer des tissutiers en draps d’or, d’argent et de soie qui étaient désignés sous le nom d’ouvriers de la grande navette.
Les premiers statuts relatifs à la profession de rubanier datent de 1403, sous le règne de Charles VI. Ils furent modifiés sous les règnes de Louis XII, Henri IV et Louis XIII.
L’apprentissage durait quatre ans et le compagnonnage quatre autres années. Ensuite celui qui prétendait à la maîtrise se devait de produire un chef-d’œuvre de rubanerie.
En 1605, la ville de Saint-Etienne, avait pris un tel développement dans la rubanerie, que les ouvriers purent fonder une confrérie
La Révocation de l’édit de Nantes amena cette industrie à émigrer à Spitalfieds en Angleterre, puis à Bâle en Suisse ;
En 1786, la rubanerie française, et principalement celle de Saint-Etienne, approvisionnait l’Europe et les colonies de tous les pays
La Révolution française porta un coup à cette industrie qui ne reprit son essor qu’en 1800.
métier à faire le ruban (Encyclopédie Diderot d'Alembert)